Le transmodule – un ensemble qui change l’avenir des machines d’emballage

15 avr.

2010

Sous le terme de transmodule, les ingénieurs Schubert travaillent déjà depuis plus de deux ans au développement d’un nouveau composant TLM. « Trans » vient de transport et « Module » exprime que ce composant est appelé à devenir partie d’un tout ; en fait, ceci est déjà devenu réalité, car le transmodule est entré en service pour la première fois il y a quelques mois. Le transmodule va remplacer le transporteur à vide TLM, qui a lui-même succédé aux transporteurs à chaîne il y a 6 ans, et devenir l’élément de liaison entre les machines d’une ligne TLM à partir du début de 2010.

Chaque machine d’une ligne sera équipée d’un système de rails et l’assemblage des différentes machines de la ligne fera apparaître une file de rails continue. Les transmodules seront dotés d’une pompe à vide, d’un moteur d’entraînement et de son contrôleur et partie électrique propres. L’alimentation et les données seront acheminées sans contact et les modules feront partie de la commande VMS Schubert.

Dans la machine d’emballage TLM de l’avenir, un transmodule maintiendra les boîtes formées au moyen de ventouses appliquées contre le fond des boîtes. Ce procédé a largement fait ses preuves sur les transporteurs à vide. Les boîtes, portées par le transmodule, parcourent toute la machine ou toutes les machines de la ligne. À l’extrémité, le module pivote vers le bas et revient en position de départ suspendu à la ligne de rails. En cas de défaillance d’un tel module, la machine s’arrête brièvement, le module suivant pousse le module défectueux pour le faire sortir du système et la production continue.

Un point capital pour tous ces composants de haute technologie, et notamment pour les composants système TLM, consiste à doter les ensembles de suffisamment d’intelligence propre et à simplifier la programmation en la limitant à la simple saisie de paramètres. Les ingénieurs Schubert tiennent également compte de cette exigence.

Pour le changement de format, deux transmodules assureront le transport des outillages depuis et vers les différentes machines de la ligne dès l’année 2011. Vu sous cet angle, les travaux de mise au point du changement d’outil automatique ont déclenché le développement du transmodule.

Le transmodule va marquer une nouvelle étape dans la construction de machines d’emballage et, selon Schubert, fera beaucoup parler de lui, au plus tard lors du salon Interpack de 2011. Au bout du compte, il va contribuer à rationaliser davantage la construction des machines d’emballage en ouvrant la voie à des cadences encore plus élevées pour une flexibilité encore plus poussée.

La recherche de solutions innovantes loin des sentiers battus implique toujours la découverte de nouvelles possibilités insoupçonnées auparavant. Pour le patron de l’entreprise, Gerhard Schubert, tout le suspense est justement de s’éloigner des sentiers battus. Pour cette raison, on ne peut jamais dire quand un nouveau développement sera achevé. On est en droit d’être impatient de savoir comment va évoluer notre activité avec le transmodule.

L’exigence de diminution constante des besoins énergétiques a également été prise en compte. Le transmodule n’a vraiment besoin d’énergie que pour accélérer depuis l’immobilisation jusqu’à sa vitesse de déplacement, qui peut atteindre 5 m/s. Quand le transmodule est ensuite de nouveau freiné et se positionne sous la zone de remplissage, par exemple d’un robot de remplissage, le moteur d’entraînement commute en mode de groupe générateur, c’est-à-dire qu’il fournit du courant électrique emmagasiné dans des condensateurs. Ce courant ainsi stocké est ensuite utilisé au redémarrage. Soit dit en passant, cette technologie est employée dans toutes les servocommandes des machines d’emballage TLM.

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